Maiougui - lien familial - Photo d'un feu d'artifice

L'Histoire du Nouvel an racontée par Maiougui

Chez les Maiougui, tout le monde vole et virevolte. C’est la grande agitation ! Maiougui époussette les dernières miettes d’un coup de plumes et hop le nid est propre comme un sous neuf ! Il est enchanté par toutes ces festivités ! Grand-père et grand-mère Maiougui sont encore là et aident papa et maman Maiougui à préparer le réveillon du nouvel an

Lien familial - Illustration de Maiougui qui fête le nouvel an

Cette année, Maiougui est bien décidé à ne pas s’endormir avant les douze coups de minuit. Il souhaite célébrer la nouvelle année comme un grand ! Il demande à son grand-Père : 

« Grand-père, lorsque tu étais un oisillon, la fête du nouvel an existait-elle déjà ? Et arrivais-tu à veiller toute la nuit comme les grands ? 

-Oh ! Oui ! La fête du nouvel an que l’on appelle aussi la Saint Sylvestre existait déjà et depuis bien longtemps. J’aimais beaucoup réveillonner même si, oisillon, moi aussi je m’endormais toujours avant les douze coups de minuit !

- Que veut dire réveillonner  

- Ça veut dire « festoyer le soir » en mangeant et en s’amusant avec ses proches et ses amis  ! C’est un verbe assez ancien qui est apparu dans notre langue en 1355.

- Oh ! Je le trouve joli, ce verbe ! On entend le mot « rêve »…  Et c’est Saint Sylvestre qui a inventé la fête du Nouvel An ? 

- Non ! C’est un hasard si cette fête tombe aujourd’hui, le jour de la Saint Sylvestre. Saint Sylvestre était un Pape, le 33ème de la chrétienté mais il n’est pas connu pour avoir organisé des fêtes ! On dit qu’il a combattu un dragon et même ressuscité un taureau ! Rien à voir avec notre réveillon ! 

Tu sais, Maiougui, le dernier jour de l’année n’a pas toujours été le 31 décembre. Jusqu'à Jules César, cette fête n’avait pas de date fixe. À l'époque romaine, la fête se déroulait généralement en février et, jusqu’au 16ème siècle, la fin de l’année pouvait se fêter le 25 décembre à Lyon et le 25 mars à Viennes ! Chacun faisait ce qu’il voulait ! 

En France, c’est en 1564 avec l’édit de Charles IX que tout le monde s’est mis d’accord pour déterminer que le premier jour de l'année, le Nouvel An, serait fixé au 1 janvier. C’était juste une convention administrative. Il n’y avait pas de fête, pas de bisous à minuit ni de vœux ! 

- Quand a-t-on commencé à faire la fête le soir de la nouvelle année ? 

- Ton arrière-arrière-grand-père racontait que la première fête avait eu lieu le 31 décembre 1915, dans la Meuse, durant la Première Guerre Mondiale.

Les soldats n’avaient pas bon moral et vivaient dans la peur dans les tranchées. La guerre s’enlisait. La situation était difficile alors l’intendance de l’armée française a eu l’idée de distribuer aux soldats une bouteille de mousseux pour 4 personnes (à ouvrir à minuit), du jambon, de la confiture, deux pommes, une orange et un cigare afin de remonter un peu le moral aux troupes fatiguées ! L’Etat Major, a généralisé cette initiative en 1916 et 1917.

Lorsque la guerre s’est achevée en 1918, les soldats ont diffusé cette fête auprès des civils. Maintenant, le nouvel an est une fête célèbre à travers le monde ! 

-  Ah ! Je penserai bien à tous les militaires qui vont fêter ce nouvel an loin de chez eux ! Si je calcule bien Grand-Père, la fête du nouvel an a 106 ans ! 

-Oui ! Bravo Maiougui ! Tu vois, le nouvel an existe depuis fort longtemps, mais sa fête n’est pas si vieille ! 

- Oui ! Moi je suis bien content que nous fassions la fête !


Pourquoi accrocher une branche de gui dans le salon ?

- Ah la branche de gui est une tradition ! Il y a fort longtemps, les druides gaulois disaient que le gui avait des vertus médicinales et magiques grâce à ses feuilles qui demeuraient toujours vertes même durant l’hiver. C’était le symbole de l’immortalité, de la fertilité et de la prospérité. Le gui est devenu un vrai porte-bonheur accroché dans les maisons. Aujourd’hui, on dit qu’il faut s’embrasser sous une branche de gui ou de houx aussi pour se souhaiter une bonne année. C’est toujours le symbole de l’amitié, de l’amour, de la santé et du bonheur. 

Maiougui - Lien familial - Illustration d'une branche de gui nouvel an

-On va choisir une belle et grosse branche pour pouvoir nous embrasser tous dessous ! 

-Oui ! Allons la choisir, tu veux ? Allons nous dégourdir un peu les ailes !  

- Une dernière question Grand-père ! Pourquoi fait-on des vœux et se souhaite t’on tout plein de belles choses ? 

- C’est encore une tradition Maiougui qui remonte à très loin.

Les romains déjà se souhaitaient de belles choses. On souhaite toujours bonheur et prospérité à ceux qu'on aime, et le réveillon du nouvel an est une belle occasion pour se le dire ! Ce passage à la nouvelle année est également l'occasion de faire le point sur l'année que l'on vient de passer, et de choisir de bonnes résolutions pour l'année suivante ! 

-Moi, je fais le vœux de voler aussi haut que toi, Grand-Père ! 

-Oh ! Je suis certain que tu voleras bien plus haut que moi mon Maiougui chéri ! Et n'oublie pas, à minuit il y a le feu d'artifice ! 

- Trop bien grand-père, j'ai hâte de voir ça ! 

- Allons vite chercher notre gui ! Le temps file ! 

 

L'Équipe Maiougui vous souhaite de passer un bon réveillon et une bonne et heureuse nouvelle année, ainsi qu'à tous vos proches ! 

Bonne année Maiougui

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